46 - Du "Lâcher prise"

Cher(e)s ami(e)s de Selfarmonia,

©H. Monnet

©H. Monnet

Dans ce numéro de rentrée, je souhaiterais évoquer un sujet qui représente un enjeu essentiel pour nombre d’entre nous, notamment dans le monde professionnel, et que je tâche de transmettre à mes coachés :   LE LACHER PRISE

La notion de lâcher prise comporte plusieurs facettes :

A mon sens, on l’entend d’abord comme la faculté plus ou moins innée de se détacher de quelque chose d’inadéquat, voire d’obsolète et qui constitue une entrave à notre bien-être ou à notre épanouissement. Ce détachement peut se révéler temporaire ou définitif. Dans ce second cas, il faudra plutôt parler de renoncement.

Mais au-delà de cette première définition, il s’agit également d’une attitude intérieure, en vue d’accueillir tout ce qui se présente à nous, de façon optimale. Chacun de nous est susceptible de développer cette aptitude mentale qualitative. Toutefois celle-ci requiert de faire preuve non seulement d’une vigilance particulière mais aussi d’une certaine souplesse, car il nous faut abandonner une part de l’auto-contrôle que nous avons mis en place ainsi que notre « pseudo » maîtrise des évènements. Le lâcher prise est une porte d’entrée vers une vraie réceptivité.

Enfin, par voie de conséquence, le lâcher prise a partie liée avec notre relation à la mort, voire avec un éventuel au-delà.

Il est aussi important de savoir ce qu’il n’est pas :

Le lâcher prise n’a rien à voir avec une impulsion soudaine, uniquement destinée à nous débarrasser de l’objet d’une gêne ou d’un tracas. Même si sa manifestation peut sembler subite – notamment lorsqu’elle est observée de l’extérieur – il est plutôt question d’un processus s’établissant le plus souvent de manière progressive, suite à une véritable prise de conscience.

A l’automne, une feuille d’arbre se détachera d’un coup de la branche, certes, mais cet événement aura été précédé du long dessèchement de son tissu végétal accompagné ensuite d’une simple bourrasque ou de plusieurs brises successives. Il s’agit donc de l’aboutissement d’une maturation et non de l’effet inopiné d’une lubie, imposée par des circonstances aussi superficielles qu’éphémères.

Ça vous parle ?

N’hésitez pas à donner votre avis et/ou à offrir votre témoignage sur ce thème dans la rubrique CONTACT du site de Selfarmonia.

Helen Monnet