45 - Extraits des « 101 REGLES D’OR POUR NE PAS STRESSER » de Helen Monnet

Cher(s) ami(e)s de Selfarmonia,

Le 23 de ce mois, les éditions Larousse et moi-même fêtons la sortie en collection de poche des « 101 REGLES D’OR POUR NE PAS STRESSER »

En voici deux extraits en avant-première : bonne lecture à vous !

Helen Monnet

REGLE 65. DECOUVREZ L’HUMAIN SOUS LE CHEF

 Vous n’en pouvez plus de votre N+1 :
Il vous harcèle chaque semaine pour l’atteinte de vos objectifs !
Il refuse d’accorder un budget dédié à la cohésion de votre équipe !
Il n’est pas congruent entre ce qu’il dit et ce qu’il fait !
Il renâcle depuis des mois à vous signer une autorisation de congé individuel de formation ! etc…
Bref, vous êtes convaincu dur comme fer que c’est lui la cause N° 1 de votre stress journalier.

Et si vous acceptiez de considérer que dans une relation, chacun a sa part de responsabilité… et en premier lieu dans la façon de percevoir l’autre ?

D’ailleurs, percevez-vous votre supérieur hiérarchique autrement que comme un N+1 ?
Selon vous, parce qu’il est votre N+1, ne doit-il pas FORCEMENT en revêtir les oripeaux, surtout les plus disgracieux, sinon il ne le serait pas ? CQFD. 

Seulement, cette perception correspond-elle à une réalité objective ?
Telle est la question.
Avez-vous pris le temps d’envisager le fait que votre N+1 était peut-être, tout autant que vous, prisonnier de sa fonction, donc d’un rôle, pour gagner son salaire mensuel ? Et que s’il en est arrivé là, c’est sans doute lié, pour une bonne part, à la culture de votre entreprise mais aussi parce que vous ne lui avez jamais laissé pas l’espace d’en sortir ? 

Voici un petit exercice, à faire à tête reposée, qui vous en donnera justement l’occasion : Commencez par fermer les yeux.
Visualisez votre N+1 dans d’autres circonstances, hors professionnelles :

-  en pyjama en train de se brosser les dents
-  en jogging en train de regarder la TV avec ses enfants
-  en short en train de courir dans un jardin public
-  etc.

Ne vit-il pas aussi chaque jour les mêmes choses banales que vous ?

Puis imaginez-le vraiment en train de recevoir une mauvaise nouvelle d’ordre privé :

-  on lui annonce le décès d’un ami d’enfance
-  un médecin l’informe d’un diagnostic de cancer
-  il est sous le coup d’une rupture sentimentale
-  etc.

Cette personne ne risque-t-elle pas  de vivre les mêmes épreuves d’être humain que vous ?

Vous vous rendez compte que vous ne savez finalement pas grand chose sur votre N+1... Et que votre mental est un juge qui parfois s’emballe et devient impitoyable, sous les seuls prétextes que votre « supérieur » a plus de pouvoir dans l’entreprise ou est mieux rémunéré que vous.

 Vous pouvez donc constater que, sous votre « stress », se cache en réalité, de la colère et/ou de l’amertume que vous « projetez » sur votre N+1. Vous l’accablez alors un peu vite de certains maux…qui relèvent en réalité de votre propre fonctionnement.

Il vous revient ainsi de rechercher les raisons qui ont fait surgir ces émotions perturbatrices en vous.

Or n’est-il pas sain de « rendre à César ce qui est à César » ?

PETIT EXERCICE
Voici un petit exercice à faire à tête reposée :
– Commencez par fermer les yeux.
– Visualisez votre supérieur hiérarchique dans d’autres circonstances,
hors cadre professionnel :
• en pyjama en train de se brosser les dents ;
• en jogging en train de regarder la TV avec ses enfants ;
• en short en train de courir dans un jardin public ; etc.
Ne vit-il pas chaque jour les mêmes choses banales que vous ?
Puis imaginez-le en train de recevoir une mauvaise nouvelle d’ordre privé :
– On lui annonce le décès d’un ami d’enfance.
– Un médecin l’informe d’un diagnostic de cancer.
– Il est sous le coup d’une rupture sentimentale, etc.
Cette personne ne risque-t-elle pas de vivre les mêmes épreuves que n’importe quel autre humain ?

REGLE 80. REPEREZ LES « PERVERS NARCISSIQUES »

Vous vous sentez stressé(e) presque en permanence et sans trop savoir pourquoi par l’attitude d’un collègue ?

Alors vous êtes peut-être la victime, plus ou moins consentante, d’un manipulateur, dont la structure psychique est qualifiée de « pervers narcissique ».

Or s’il s’avère que cet individu vous fait subir un harcèlement moral, il peut tomber sous le coup de la loi.

Vous devez donc vous montrer très vigilant et rester sur vos gardes.

Encore faut-il être certain des caractéristiques du comportement de ce type de personnalité…Voici un descriptif des sept principaux, qui s’expriment fréquemment dans le cadre professionnel.

Mais avant tout, voici ce vous devez savoir :

-    dans la plupart des cas, le « pervers narcissique » est de sexe masculin
-     il ne considère pas l’autre comme un sujet (avec des droits et des besoins) mais uniquement comme un objet qu’il utilise à ses propres fins
-     il est souvent inconscient de la vraie nature de ses faits et gestes : il les dénie quand on les lui fait remarquer

1.    Le premier signe qui peut vous alerter, c’est son mode de communication :
il n’expose jamais clairement ses demandes et ses opinions, en vue d’entretenir sans cesse une ambiguïté. De plus, lors d’un débat où une question délicate lui est posée, il va subitement changer de sujet ou même quitter la discussion.

2.    Il a tendance à émettre des critiques de façon discrète mais intense, sous couvert   d’humour ou par le biais d’insinuations, dans le but de dévaloriser. Il va aussi procéder à « un travail de sape » auprès de l’entourage de sa victime : il pourra toujours démentir ensuite des propos critiques qu’il n’aura pas tenus directement

3.    Il cultive habilement la suspicion pour briser la cohésion d’une équipe : il aime diviser pour régner.

4.    Il pourra répondre favorablement à des demandes, mais s’esquivera par la suite en évoquant un prétexte imparable, le plus calmement du monde.

5.    Bien qu’il ne tienne aucun compte d’autrui, il fera croire le contraire : en effet, il est obsédé par sa bonne image sociale et ne supporte pas d’être confronté ni critiqué.

6.    C’est l’expert dans l’art de jouer le « froid et le chaud » : à la suite d’un reproche cinglant, exprimé avec grande froideur émotionnelle, il pourra se montrer soudain très attentionné vis à vis de sa victime; mais il n’agira en fait que dans son propre intérêt puisqu’il n’atteint ses objectifs qu’aux dépens d’autrui.

7.    Ainsi, par son ambivalence presque incessante, il fait perdre souvent perdre ses repères à sa victime qui ne sait plus où elle en est, ni « sur quel pied danser ». Si celle-ci est fragile, elle peut vite tomber dans la mésestime de soi. 

Alors ouvrez l’œil et le bon !

IMPORTANT

Si vous suspectez ce harcèlement moral, vous devez impérativement :
- rassembler le plus de preuves objectives (ex. échanges de mails, enregistrements de réunions) en vue d’une procédure
- ne surtout pas vous battre seul(e) : trouvez un allié fiable et compétent.